DOSSIERS
erreurs et incompétences
4ème partie
Divers - Contradictions
&&&&&&&&&&&&&&&&
b ) Initiation -
d ) En ce qui concerne le revers -
e ) Le jeu plat ou le jeu lifté
&&&&&&&&&&&&&&&&
Pendant tout ce 20ème siècle , on a conseillé de jouer
mais on a également conseillé de jouer
1) Quelques articles où il est conseillé de jouer avec un poignet ferme. ( ne pas jouer du poignet ).
---------------------
Dans le livre de A. GREMILLET " Pour former des jeunes au tennis " Editions Vinay, l'édition de ce livre n'est pas datée ( vraisemblablement entre 1935 et 1940. Il est dit ceci à la page 6 en ce qui concerne le coup droit et le revers : " LE POIGNET doit être fixe, non flottant, pour donner de la fermeté au bloc de frappe.
---------------------
Dans le livre " Tennis Facile avec Yvon PETRA " - Editions Bornemann PARIS 1976 - A la page 29 il est dit ceci avec en titre " maîtrise de la raquette " Il faudra donc travailler, au départ, la fermeté de ce poignet, celle des muscles de l'avant-bras, de la main et des doigts ".
---------------------
Dans la revue Tennis de France n° 251 mars 1974 au courrier des lecteurs, il est dit ceci : " En dehors des périodes de compétitions, le squash peut apporter au joueur de tennis une amélioration dans le domaine de l'adresse et un bon entretient physique. Techniquement, il y a de grosses différences. La plus importante est que le tennis se joue avec un poignet ferme et que le squash demande un poignet souple.
---------------------
Dans Tennis de France n° 252 avril 1974 page 59 et 60 il est dit ceci " Règle n° 4 : " Conservez un poignet ferme " Que vous soyez débutant, joueur moyen ou même d'un bon niveau, vous devez jouer tous vos coups avec un poignet ferme . Cela favorise le timing et le transfert du poids de votre corps dans la balle, ce qui ne permet guère un poignet relaché.
---------------------
Dans la revue Tennis de France à MIEUX JOUER il est dit ceci : " Y'A UN TRUC Serrez votre raquette au moment de l'impact. Et il est dit également ceci : " Pour les coups de fond de court il faut raffermir la prise avant la frappe de balle et la relâcher durant l'accompagnement. Une prise ferme donnera à vos coups plus de puissance car la raquette ne bougera pas dans votre main. Cela vous évitera également de trop " jouer du poignet ". Rappelez-vous donc : serrez la raquette avant l'impact.
---------------------
Dans le journal France-Soir du 22 aout 1980 Bjorn Borg le grand champion Suèdois dit ceci : " Gardez un poignet ferme " et il ajoute : " Les mouvements excessifs du poignet sont la principale raison de l'imprécision ". Vous devez gardez un poignet ferme pendant tout le mouvement de vos coups de fond de court, d'approche et vos volées. Sinon il sera presque impossible de maintenir la raquette dans la bonne position. Il ajoute : " Notez que l'épaule tournée entraîne le bras vers une bonne prise d'élan vers l'arrière ". Cela vous permet de maintenir un poignet bloqué.
L'opinion de François LACAZE en ce qui concerne Borg : " Borg se trompe complètement. En 1980, Borg est le meilleur joueur du monde et s'il est le meilleur joueur du monde, il ne s'est jamais véritablement penché sur la technique tennistique. Borg a en plus un coup droit fantastique qui n'a rien à voir avec un poignet ferme et bloqué. Il écrit dans le journal France-Soir un " poignet ferme et bloqué " qui n'a rien à voir avec la réalité et s'il le dit, c'est que sans doute il l'a lu dans les livres ou on lui a dit de le dire.
---------------------
Dans la revue Tennis Magazine en 1983 et 1984, une série intitulée : " Progressez avec Nick Bollettieri " Point de contact : Légèrement en avant du corps, poignet ferme, il doit se prolonger en direction de la zone choisie. Bollettieri dit également ceci : " Le poignet doit être ferme tout au long de l'exécution du coup. Et bien sûr spécialement au contact, pour compenser le "poids " de l'impact de la balle. Attention : le moindre mouvement du poignet peut provoquer un écart important.
D'autre part, toujours dans la série " Progressez avec Nick Bollettieri " dans Tennis Magazine n° 88 juillet 1983, Nick Bollettieri explique " le coup droit à préparation directe " ( 6 photos-dessins ). Ces 6 photos-dessins sont décalqués ci-dessous.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Dans le 1er dessin décalqué Nick Bollettieri est en position d'attention ou d'attente, il est en prise eastern presque continentale marteau et la tête de raquette ou plus exactement le cadre de celle-ci est plus haut que le poignet.
Dans le 2ème dessin décalqué la raquette est derrière en fin de préparation ( le cadre de la raquette est toujours très légèrement plus haut que le poignet ). Nick Bollettieri a donc amené la raquette de l'avant vers l'arrière en préparation directe en conservant toujours la même position , c'est à dire le cadre de la raquette plus haut que le poignet.
Dans le 3ème dessin décalqué la raquette est toujours derrière en position pratiquement inchangée ( le cadre de la raquette toujours très légèrement plus haut que le poignet ) et Nick Bollettieri qui était de face sur le 1er et le 2ème dessin décalqué, avance sa jambe gauche en avant pour se tourner.
Dans le 4ème dessin décalqué Nick Bollettieri est à l'impact ( contact de la balle et de la raquette ) et le cadre de la raquette est nettement plus haut que le poignet, ce qui fait que c'est le poignet qui exerce la poussée pour frapper dans la balle. Sur ce 4ème dessin décalqué à l'impact, la prise de raquette est pratiquement une continentale marteau, qui n'est pas la meilleure prise pour le coup droit. Avec la prise western, la raquette est dans le prolongement de l'avant-bras et il y a ainsi une meilleure répartition de l'effort.
Dans le 5ème dessin décalqué, fin de geste, la raquette s'enroulant autour du cou.
Dans la 6ème dessin décalqué, Nick Bollettieri revient en position d'attention ou d'attente comme sur la 1er dessin décalqué.
Cette démonstration du coup droit de Bollettieri dans Tennis Magazine n'a rien à voir avec la réalité des grands coups droits à toutes les époques et dans tous les pays du monde, c'est à dire du coup droit d'Agassi, de Borg, de Becker, de Johnston, de Wilding, de Harrada, de Santana, etc.
---------------------
Dans le livre L'ART DU TENNIS aux Editions Robert Laffont édité en 1965 à la page 16, Ken Rosewall parle de son revers qui est considéré comme supérieur à son coup droit et il le dit lui même : a) à la page 17 Ken Rosewall dit ceci : " J'ai découvert, par exemple, que la raison pour laquelle mon revers me paraît plus sûr que mon coup droit est qu'inconsciemment je me prépare beaucoup plus tôt que pour exécuter un coup droit. b) à la page 19 Ken Rosewall dit ceci : " La première chose essentielle, dans le revers comme dans tout autre coup, est une bonne prise de la raquette. La plupart des meilleurs joueurs, amateurs ou professionnels, pratiquent la même prise de revers, dite Eastern. Ma préférence va à l'enveloppement uniformément réparti des doigts et du pouce autour du manche, ainsi qu'à un poignet très ferme. En supposant que vous utilisiez la prise Eastern, ou " poignet de main ", pour le coup droit - comme la majorité des joueurs.
---------------------
Dans le livre L'ART DU TENNIS aux Editions Robert Laffont édité en 1965, Andres GIMENO le grand champion Espagnol explique le coup droit de la page 29 à la page 43. A la page 34, il dit ceci : " Un coup droit devrait être joué avec un poignet très rigide, même s'il vous arrive de voir de très grands joueurs se servir beaucoup de leur poignet pour imprimer de l'effet ou pour tromper l'adversaire ". A la page 40, Andres GIMENO dit ceci : " En dehors du camouflage de vos coups, par quels moyens pouvez-vous éliminer les faiblesses éventuelles de votre coup droit et construire votre jeu sur ce qu'il a de fort ? Presque tous les bons coups droits ont un effet par en dessus, et je suggère que vous amélioriez cet effet sans vous servir de votre poignet. Essayez de produire un coup dans lequel la tête de raquette remonte au niveau de la balle et, après le contact, termine son mouvement au dessus d'elle. Lew Hoad et Rod Laver ont réussi en jouant du poignet, mais ils sont l'un et l'autre des athlètes exceptionnels aux grandes aptitudes. Le joueur moyen se heurtera à des difficultés et pratiquera un tennis saccadé s'il essaie de " mettre autant de poignet " que ces deux-là.
---------------------
2) Quelques articles où il est conseillé de jouer avec un poignet souple. ( jouer du poignet )
Dans le livre TENNIS de René LACOSTE aux éditions GRASSET 1928 René LACOSTE dit ceci aux pages 40 et 41 : " Quoique beaucoup ne l'admettent point, tous les grands joueurs se servent de leur poignet , le renversent en arrière et le redressent pour accroître la vitesse qu'ils impriment à la balle. Pendant très longtemps j'ai joué au tennis en m'efforçant de garder le bras allongé du début à la fin de mon coup. Aujourd'hui encore je ne plie pas assez le coude, je prépare, exécute et finis mon coup avec le bras trop étendu. Mais je fais beaucoup travailler mon poignet.
---------------------
Dans la revue Tennis de France n° 406 Février 1987, le joueur Américain Stan Smith ancien numéro 1 mondial dit ceci : " Ce n'est qu'en deuxième année d'université que j'ai compris l'importance du rôle du poignet et de la main pour améliorer la vitesse, l'effet et le contrôle des coups de fond de court et des volées. Quand j'ai commencé à jouer au tennis, on m'a appris à garder le poignet ferme et légèrement fléchi vers l'arrière tout au long de l'exécution des coups. Mon coach à l'université de Californie, George Toley , réussit cependant à me convaincre de faire participer mon poignet et ma main à mes mouvements . En coup droit, par exemple, j'ai acquis un mouvement de poignet plus souple et plus naturel. Ce coup de poignet me permet de déplacer ma tête de raquette plus vite vers la balle, ce qui donne une plus grande rapidité à mon coup pour un effort moindre. De plus, ma coordination est meilleure et je peux également utiliser davantage les effets. Il m'est plus facile ainsi de bien contrôler la direction de la balle.
---------------------
Dans la revue Tennis Magazine n° 258, Septembre 1997 à la page 21, il est dit ceci par Yannick Noah : " Oui, il y a un jeu qui est assez nouveau. Parce que depuis quelques années, on parlait beaucoup du bras des joueurs, de poignet bloqué. Or Kuerten joue vraiment beaucoup avec le poignet, il donne des accélérations avec le poignet. C'est une génération de joueurs qui amène beaucoup, qui s'adapte au niveau matériel ( timing ) qui s'impose physiquement sans être très costaud. Ce qu'il est capable de faire avec son matériel fait partie de l'évolution du jeu.
L'opinion de François Lacaze : Noah a raison quand il dit : " Or Kuerten joue vraiment beaucoup avec le poignet, il donne des accélérations avec le poignet " mais il a tord quand il dit : " Oui, il y a un jeu qui est assez nouveau. Parce que depuis quelques années, on parlait beaucoup du bras des joueurs, de poignet bloqué ". En effet, autrefois au tout début du 20ème siècle, tous les grands coups droits utilisaient le poignet ( dans le prolongement de l'avant-bras ) comme moteur supplémentaire et je pense à Norman BROOKE, Anthony WILDING, William JOHNSTON, et plus récemment à BORG et VILAS.
---------------------
Dans le livre " Une saison de Tennis 1983 de Patrice Dominguez et Michel Sutter, à la page 104 il est dit ceci : " Le jeu de poignet de ces joueurs est remarquable et leur permet de trouver en retour ou en passing des angles extraordinaires et, alors qu'auparavant on déconseillait dans les écoles de tennis le jeu du poignet, il semblerait qu'aujourd'hui l'évolution soit dans l'apprentissage d'un jeu qui permette à partir d'un bras très solide de donner une vitesse supérieure à la balle grâce à une accélération provoquée par un mouvement de poignet.
Dans le journal l'équipe du jeudi 6 juin 1991, Patrice Dominguez dit ceci : " Auparavant, les grands coups droits ne se libéraient totalement que sur des balles à niveau, de hauteur, de moyenne ( au niveau du short ou légèrement en dessous ) . Aujourd'hui , des joueurs comme Agassi ou Courier sont capables de frapper à fond quel que soit le niveau de la balle. Même si celle-ci s'écrase au sol, ils sont capables, par un jeu de poignet et de l'avant-bras, de faire vivre la balle complètement.
---------------------
Et pour conclure :
L'opinion de François LACAZE - Aujoud'hui, les nouveaux matériaux des raquettes permettent d'accentuer encore davantage le jeu du poignet qui est beaucoup plus mis en valeur, mais autrefois, il n'y avait que des raquettes en bois et le jeu du poignet était tout aussi efficace. Les grands coups droits de l'époque ( Wills, Johnston, Wilding, etc...) jouaient tous du poignet. Quand un joueur se tourne, c'est pour prendre de l'élan, c'est le moteur principal. Le jeu du poignet est en quelque sorte un moteur auxiliaire, un moteur complémentaire.
---------------------
&&&&&&&&&&&
Dans Tennis de France n° 304 Aout 1978 il est dit ceci par Jack Kramer ancien champion Américain : " Apprenez d'abord à lifter ".
Un an plus tard. dans Tennis de France n° 316 Aout 1979 à la page 83, il est dit ceci : " Ne commencez pas par lifter ".
&&&&&&&&&&&
Dans Tennis de France n° 209 Septembre 1970 il est dit ceci : " Le replacement anticipé... Un gain de temps ".
Dans Tennis de France n° 301 Mai 1978 page 53, c'est à dire 8 ans plus tard il est dit ceci : " Un replacement rapide, mais pas "anticipé".
&&&&&&&&&&&
d ) En ce qui concerne le revers.
Les uns disent que le revers est plus facile
Dans Tennis de France 1973 il est dit ceci : " Et contrairement à ce que l'on imagine, le revers est un coup qui se fait beaucoup plus naturellement qu'un coup droit ".
---------------
Les autres disent que c'est le coup droit
8 ans plus tard dans le livre : Le dictionnaire du tennis aux Editions Fernand Nathan édité en 1981, il est dit ceci à REVERS : " Frappe du côté du corps opposé au bras qui tient la raquette. Ce n'est pas un geste naturel, il a donc moins de force que le coup droit".
Dans la revue Tennis n° 56 avril 1966 à la page 13 il est dit ceci : " Le revers sera pour beaucoup, le point faible, et ils sont nombreux ceux qui tournent autour de la balle pour éviter ce coup pourtant indispensable ".
Dans le livre de Christian RIEU " Le Tennis " initiation - perfectionnement - entraînement - aux Editions Amphora novembre 1993 à la page 57 il est dit ceci : " Le coup droit est en général le coup le plus agressif du fond de court, celui avec lequel on se sent le plus à l'aise pour relancer la balle .Comme le dit Dominguez, " le coup droit, et ce, quelle que soit la qualité de votre revers, est le coup de base de fond de court ".
Dans le journal "L'Equipe " du vendredi 5 juin 1998 il est dit ceci en titre : " plus facile que le revers ? plus puissant ? Beaucoup de gens pensent, à tort, que le coup droit est plus facile à exécuter que le revers. En fait tous les joueurs ou presque sont d'accord sur le fait que le revers, dont le mouvement de déroulé est plus naturel, plus ergonomique pourrait-on dire, est plus facile à faire que le coup droit. Le handicap du revers, qui tend toujours à disparaître quand on le joue à deux mains, est qu'il met en jeu des muscles moins puissants que ceux utilisés pour le coup droit. Le coup droit qui se joue du biceps et des pectoraux - entre autres - permet de frapper sensiblement plus fort dans la balle. Essayez de faire un bras de fer " en revers " contre un gaucher en " coup droit " et vous verrez vite la différence. Il est par ailleurs plus facile de jouer du poignet et de trouver des angles et des effets en coup droit qu'en revers. Autre avantage du coup droit, on peut le frapper de face, ce qui permet de se replacer plus rapidement qu'après un revers, qui s'exécute de profil par rapport au filet.
L'opinion de François LACAZE : En effet, pendant tout le 20ème siècle, il y avait beaucoup de gens plus à l'aise sur le coup droit que sur le revers. Il y avait cependant des exceptions qui confirmaient la rêgle, ce qui était le cas pour le joueur Australien Ken Rosewall qui avait un meilleur revers que coup droit, idem pour le joueur Argentin Guillermo Vilas et le joueur Suédois Stefan Edberg ancien numéro 1 mondial qui avait un coup droit très moyen à cause de sa prise continentale marteau en coup droit.
Mais la technique a fait des progrès et le revers a rattrapé le coup droit et il y a des joueurs dont on peut dire qu'ils sont aussi à l'aise en coup droit qu'en revers, ce qui semblait être le cas pour BORG qui avait un revers aussi meurtrier que son coup droit, ainsi que pour André AGASSI et le joueur brésilien Gustavo KUERTEN.
Il n'en demeure pas moins vrai qu'un joueur aura toujours une petite préférence pour l'un ou l'autre coup et que pour cela il faut donner à tous le meilleur enseignement pour avoir la meilleure technique possible en coup droit comme en revers.
&&&&&&&&&&&
f ) Le jeu plat ou le jeu lifté
1) Les partisans du jeu plat
2) Les partisans du jeu lifté.
1 - Le jeu plat
Dans le livre " Apprendre le tennis " d' Estrabeau et Feuillet aux Editions " La table ronde ", il est dit ceci à la page 115 :
Le coup droit lifté : Considéré sous l'angle d'un emploi habituel, le coup droit lifté est à déconseiller. Son rebond qui ne semble vraiment difficile qu'aux joueurs peu expérimentés n'est pas une difficulté suffisante pour gêner de bons joueurs. Le coup droit lifté peut être violent, il ne peut jamais être rapide en raison de sa trajectoire trop convexe. Jouer vite c'est jouer plat et le coup lifté est de toutes les balles attaquées la moins plate.
Dans la revue " Le Monde du Tennis " le journaliste Michel Artigala interroge Henri Cochet ancien numéro 1 mondial et lui demande : " Vous n'avez pas l'air d'apprécier particulièrement le lift ? " Henri Cochet répond : " Ce n'est pas nouveau. ça existe depuis les débuts du tennis. De mon temps, Jean Washer et Toto Brugnon liftaient. Santana aussi, plus tard. C'est un coup tactique pour donner de la sécurité au jeu, pour garder la balle dans le court. Pour moi, ça n'a aucun intérêt. C'est plus lent que le jeu plat ".
Dans la revue Tennis de France n° 226 février 1972 à la page 103 il est dit ceci par Henri Cochet ancien numéro 1 mondial avec en titre : " TROP DE LIFT " " Les joueurs abusent du lift, disait Henri Cochet qui assistait avec intérêt aux matches du Pepsi-Masters à Coubertin. Il faut pouvoir donner à la balle une trajectoire tendue, comme le fait si bien Rosewall. Voilà un bon exemple. Les autres ont presque tous adopté ce revers lifté, excellent et rapide certes, mais pas efficace à mi-court pour passer un adversaire au filet ".
Et pourtant, pour la petite histoire, dans la revue Tennis Magazine n° 225 décembre 1994 à la page 26 il est dit ceci avec en titre : " sur les traces de SOUMAROKOFF " L'histoire du tennis russe ne débute évidemment pas avec cette finale de coupe Davis 1994, loin s'en faut. A l'époque de ses balbutiements, ce sport était déjà un divertissement très apprécié à la cour des Tsars qui organisa des championnats auxquels prirent part des grands champions comme Max Decugis, Elisabeth Ryan, Maurice Germot, Anthony Wilding ou le comte Salm. Le Français Max Decugis pouvait même se targuer d'avoir joué sous les yeux du tsar Nicolas II, un amateur éclairé. A cette époque, la Russie comptait déjà d'excellents joueurs comme Walter Landau ou le Comte Michel Soumarokoff. A la faveur de la révolution, tous deux émigrèrent sur la côte d'Azur. Landau devint secrétaire du Monte-Carlo Country Club avant de défendre les couleurs monégasques en coupe Davis tandis que Soumarokoff s'installa à Nice où sa femme, dit-on, vendait chaque année quelques perles de son collier. Soumarokoff devint un des piliers du Nice LTC et remporta même le tournoi du club à trois reprises, en 1920, 1921 et en 1922 où il battit en finale Henri Cochet, le champion du monde en titre ! Gaucher, Soumarokoff s'imposa en quatre sets grâce à son lift puissant et agressif qui surprit le champion français.
2 - Le jeu lifté
Dans la revue 1910 - 1913 il est dit ceci par A H GOBERT : " Le lift donne au drive une sécurité très grande et permet un jeu d'attaque très efficace ".
Dans Tennis de France Mai 1971 n° 223 à la page 79 il est dit ceci par Rod LAVER ancien numéro 1 mondial et vainqueur de 2 grands chelems : " Les avantages du lift " Le lift est un coup d'attaque qui demande une grande force dans le poignet. Celui qui ne possède pas la force suffisante devra développer ses muscles à l'aide d'exercices appropriés. Pour donner du lift à la balle il faut la coiffer au moment de la frappe .Le lift permet de concilier vitesse et contrôle, c'est à dire sécurité. Grâce à lui on peut tenter des passing shots le long de la ligne qui sortiraient autrement.
Dans un article ion TIRIAC le joueur Roumain dit ceci : " Les lifteurs sont plus forts que les autres ".
A propos de FIBAK le joueur Polonais il est dit ceci en ce qui concerne ses coups : " Forces : toucher de balle, intelligence, tactique, Faiblesses : une certaine fragilité due à son jeu plat ".
L'opinion de François LACAZE : L'histoire nous démontre que pendant tout le 20ème siècle, tous les grands coups droits étaient liftés ainsi que les revers et que le jeu plat était fragile. Il en est de même aujourd'hui avec les champions actuels .
&&&&&&&&&&&&&&&&